CAPSULES HISTORIQUES

Comment retrouver ses ancêtres? (1ère partie)

Dans une nouvelle d’Antonine Maillet on peut lire : « Oh! Non, pas çà! Pas avant de passer au fils du fils de votre fils les retailles d’histoire que vous a transmise un soir d’hiver le père du père de votre père. » Cette phrase a éveillé en moi la curiosité de connaître mes origines.

J’ai alors suivi des cours : Initiation à la généalogie, Histoire de famille, Paléographie, et par ces cours, j’ai découvert les différentes sources d’information et il fallait s’y attendre, j’ai attrapé le fameux « virus » de la recherche généalogique. Un peu comme la plupart d’entre vous, mon premier intérêt a été de retrouver le premier ancêtre qui porte mon nom, à avoir mis le pied en Amérique, de connaître son lieu d’origine et la date de son arrivée au Canada, ce qui fut relativement facile. Mais je n’étais pas contentée. J’ai alors commencé ma généalogie ascendante totale, car le sang de nos grands-mères coule dans nos veines, dans la même mesure que celui de leurs époux. Leurs gènes nous ont apporté également nos qualités et nos défauts. Ce sont tous nos ancêtres qui ont fait ce nous, ce que nous sommes. Et quelles découvertes intéressantes et parfois tristes ou drôles que je fais!

La généalogie telle qu’on la conçoit, ne se limite plus à étaler une longue liste de noms, de dates et de lieux. Ce travail doit nécessairement s’accomplir au début de toute recherche puisqu’il s’agit du squelette sur lequel viendra s’ajouter la chair, c’est-à-dire l’histoire de la famille. Cette dernière sera constituée par les renseignements recueillis sur chacun de nos ancêtres. Un pays se bâti peu à peu grâce aux efforts conjugués de ses habitants : découvreurs, défricheurs, bâtisseurs, agriculteurs, artisans, négociants, militaires et voyageurs. C’est pourquoi, les généalogistes deviennent des historiens amateurs et font ainsi revivre, pour ceux qui suivront, l’épopée des hommes et des femmes qui les ont précédés. C’est à mon avis la partie la plus intéressante de la généalogie. D’où l’importance des sociétés d’histoire et de généalogie, comme celle des Quatre Lieux, qui possède tous les outils pour entreprendre « l’histoire » de notre famille.

Comment et où commencer?

La construction d’un arbre généalogique demande de l’organisation et de la méthode afin qu’il ne s’y glisse pas d’erreurs. Je vous donne ci-après ma méthode de recherche. Les ressources sont très nombreuses, je ne nous énumérerai que mes préférés.

Les témoignages sont essentiels au début d’une recherche généalogique. Dans chaque famille il existe une personne ressource qui a su garder en mémoire les petits événements du passé qui vous aideront dans vos recherches.

Les vieux papiers tels que lettres, cartes postales, cartes mortuaires, testaments, contrats, coupures de journaux, etc. sont des trésors à conserver, afin d’en tirer le plus de renseignements possibles. Ensuite j’essaie de remonter aux premiers ancêtres par les mariages qu’on peut répertorier à partir des outils suivants :

Les livres d’histoire et les monographies paroissiales : on y retrouve des biographies, des histoires de familles, l’histoire du village ou de la ville etc.

Drouin : répertoire des mariages des canadiens français 1760-1935 (ordre masculin : 49 volumes, ordre féminin : 64 volumes.)

Histor : fichiers des mariages catholiques et non catholiques du Québec 1731-1825.

Registres des paroisses : pour confirmer les données de Drouin et Histor.

Jetté : dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730.

Jetté : répertoire des noms de familles du Québec des origines à 1825.

PRDH : programme de recherche en démographie historique des origines à 1765.

Tanguay : dictionnaire généalogique des familles canadiennes des origines à 1760.

Langlois : dictionnaire biographique des ancêtres québécois 1608-1700. Renseignements très fiables tirés de contrats notariés.

Drouin (cédéroms) : registres paroissiaux du Québec, (baptêmes, mariages, sépultures) des origines à 1940.

Mormons : registres paroissiaux du Québec début à 1900.

D’autres sources importantes de renseignements pourront vous permettre de mieux connaître la vie de vos ancêtres, ce sont les recensements, les actes notariés, les journaux, etc.

Bien entendu, il y a aussi Internet. On y retrouve beaucoup d’informations. Je dois cependant vous mettre en garde! L’information que l’on y trouve n’est pas toujours fiable. Il faut donc être très vigilant et ne pas hésiter à confirmer les renseignements trouvés sur le Web en rendant visite à votre société d’histoire et de généalogie.

Monique Cloutier

© Société d’histoire et de généalogie des Quatre Lieux

Monographies paroissiales

© Archives de la SHGQL

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